une nuit d'insomnie

une nuit d'insomnie
c'est plus facile d'oublier ton visage dans les bras d'un autre après que tu ai crié ce putain de n'importe quoi. c'est plus facile de respirer lorsque j'oublie que t'es partie la retrouver, là sur son canapé. on joue à se faire du mal, sauf que c'est toujours les menottes qui gagnent parce que quoi qu'on fasse elles nous rappelent à l'ordre. nous sommes liés jusqu'au jour J celui à propos duquel on se dispute parfois. le jour J qui nous raccrocheras peut-être définitivement. l'histoire de ma vie, le mode lecture de mes rêves.
la nuit est tombée depuis longtemps mais j'ai remonté les stores. je regarde le toit, j'ai envie de me jeter dessus y rouler et tomber dans tes bras. mais c'est plus facile de monter sur un toit quand quelqu'un nous attend en bas. parce que je sais que si je dévale, je me prendrais pas qu'une tuile. mon visage sera éclairé par les étoiles, la lune rira de ma chute et je tomberais dans un trou noir.

# Posté le lundi 15 juin 2009 19:25

halo

halo
faut croire qu'on a l'habitude. de se séparer, de se lier puis de se dire aurevoir. chaque dimanche soir, j'aimerais pouvoir rester un peu plus tout près toi, presque contre. si seulement le temps ne nous arrachait pas l'un à l'autre. j'aimerais pouvoir te dire alors en quelques secondes ce que j'essaye de te faire comprendre depuis tant d'années. c'est comme si je prenais une douche froide ou que l'apocalypse commençait tout autour de nous. la chaleur du soleil décadent, Laurence Ferrari qui nous annonce qu'un avion s'est écrasé en plein milieu de l'océan. exactement comme mon coeur au milieu du tien. nous avons alors fait une minute de silence et je m'en suis voulue mais durant cette minute de silence j'ai pas arrêté de sourire. car je nous imaginais dans cet avion, des kilomètres au-dessus du sol pour finir ensemble aux fins fonds de la mer. juste le silence des eaux, nos deux corps et la pression qui nous broie. puis la minute se termina. je t'ai fixée et je crois qu'à ce moment là ce fameux océan était sûrement trop infime pour noyer tout les sentiments que j'avais pour toi.

# Posté le jeudi 11 juin 2009 13:53

how to save a life

how to save a life
Qui aurait pu deviner que notre vie prenderait ce chemin ? Qui aurait put deviner que j'aurais pris le plus petit et étriqué chemin qui pourrait me mener au bonheur ? Original certes. Car plus je marchais et plus je m'enfoncais sur un chemin boueux. Je n'avais pourtant pas intérêt à être maladroite. Merde.
C'est ce jour là où t'es arrivé, avant que je m'éteigne. Une torche à la main, je t'aurais jamais fait confiance. Tu fais partis de ces gens à qui on arrache le masque une fois seulement qu'on a prévu les flics. Pourtant tes mots m'arrachait des rires graves, me faisaient sautiller de joie. J'étais si jeune quand on s'est rencontré. Mais j'allais crever. Pire que le cancer, la gripe H1N1 et la peste, pire que tout que la médecine a rencontré jusque là. Une maladie incurable qui te poursuit toute ta vie et qui mélange l'addiction de la cigarette et la fièvre grippale. Peu sont touchés par ce virus, mais une fois qu'on l'a chopé aucune torture n'est plus dure que la mise en quarantaine. Mais peu importe, j'ai été contaminée il n'y a pas longtemps et chaque jour je pense mourir à cause du manque, des pleurs et des cauchemars. Parce que le seul antidote au monde capable de me soigner c'est toi.

# Posté le dimanche 07 juin 2009 09:56

ça accompagne bien les aprés-midi pluvieux

C'est fou ce qu'on peut courir vite lorsque le passé nous mords aux chevilles, c'est fou ce qu'on peut courir vite lorsque les chiens lâchés par les remords tirent sur nos vêtements. C'est dur de nous échapper, de nous toucher et de rire alors qu'on nous poursuit. C'est dur de voir ton visage dans la lumière de la lune alors que la mer murmure, délire et se déchaine au même rythme que mon coeur. Doucement tu me fais boire, tu me fais rire. J'ai des fourmis dans le corps, cette transe. C'est dur d'entendre les battements de ton coeur lorsque de tes doigts passent sous mes yeux. Lorsque l'oxygéne reste bloquée, lorsque tu me prives de mon coeur et de mes sens. Lorsque tu arraches mon âme. Lorsqu'on vogue quand mes hanches passent au dessus de toi et que tes bras me rappellent à l'ordre. C'est dur de ne pas mourir lorsque tu me regarde comme ça. Quand je brûle pour toi. Que je me consumme dans tes draps.
- Bonjour, vous auriez du feu ?
Non je n'en ai pas, il s'est éteint ce matin, quand le soleil à commencé à lécher le ciel et que le silence m'a étouffée. Il n'y avait plus rien, juste les songes et les cendres d'une nuit d'été.
ça accompagne bien les aprés-midi pluvieux

# Posté le dimanche 31 mai 2009 14:44

Systéme solaire

Systéme solaire

Elle est gentille cette fille. T'as vu comme elle se coiffe ? Elle est tout le temps en train de tomber, son rire te donne envie d'ouvrir le monde en deux et de te jeter dans les profondeurs parce qu'elle te rend égoïste, un peu rebelle. Elle te donne envie de crier aussi fort qu'elle parle  parce quand tu la regardes, même si tu crois pas en Dieu tu le remercie parce qu'elle est là près de toi du soir au matin et qu'elle sourit pour toi, qu'elle pleure pour toi. Etre son centre du monde revient à être le systéme solaire personnifié. Et cette fille, elle est tellement belle...T'aurais jamais crut que tu la verrais ainsi, ce n'était qu'une poupée geulante un peu défoncée. Le matin quand le soleil est filtré par les stores, lorsque les rayons atteignent seulement certaines parties de son corps, tu aurais envie de figer le temps en même temps que le monde. Pour savourer le silence d'une chambre. Elle vole comme une plume, tourne comme un ouragan, te renverse et se laisse mourir dans tes bras avant de raviver tes lèvres. Amen, Saturne.

C'était salement romantique.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 06:12

Modifié le dimanche 31 mai 2009 08:55

your body lied tonight

your body lied tonight
cette faible lueur dans tes yeux j'aurais voulu pouvoir la traduire. la froideur du salon, mon main posé sur ton épaule t'avais la chair de poule alors que tes mains disaient le contraire "va t-en". J'ai tenu je me suis débattue tu m'as poussé 46 fois cette nuit-là je crois bien. Pourtant je voulais juste un contact, juste avoir quelque chose de concret. avoir quelque chose de toi, puisque tu m'interdis de le dire il faut bien que je cherche un moyen. Tu fais exprès d'être nul aux rébus, les satellites doivent être défectueux, ton coeur aussi. Parce que même quand tu me dis dégage, que tu veux pas de moi, ton coeur bat plus vite. Comme à chaque fois que tu mens.
Alors je me suis détâchée de toi, dans un mouvement las, un air torturé sur le visage; je suppose qu'on peut pas tout avoir à la fois. Quand l'église a sonné minuit, je remettais déjà mes ballerines toi tu étais toujours au même endroit sur ton lit. On voyait rien dans la chambre mais tu devinais mes courbes grâce au lampadaire d'en face. Je sentais ton regard sur moi alors que j'enfilais mon perfecto, que je renouais mes cheveux. Tout ça dans le silence le plus complet, chaque geste était ralentit, je voulais te laisser le temps de te resaisir pour que tu me rattrapes enfin me jette sur le lit et me crie mes quatres vérités comme d'habitude. Raté.
Il fallait se rendre l'évidence t'étais pas décidé à bouger alors j'ai pris nos souvenirs & ta montre hors de prix. En espérant que tu te retrouverais obliger de venir les chercher.

« Si je te mens c'est pour ta santé, si je te quitte c'est pour la mienne. »

# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:04

Modifié le mardi 26 mai 2009 13:28

i think at he knows

« Elle ressemble à un mannequin, exepté qu'elle a un peu plus de cul. »



# Posté le vendredi 22 mai 2009 17:30

Modifié le vendredi 22 mai 2009 18:08

make a deal with god

 make a deal with god
si je n'écris plus c'est qu'aucune folie ne me vient. je reste figée dans l'immobilité éternelle d'attendre ton retour, je voudrais arriver à t'approcher de moi si seulement les étoiles et le hasard me laissait faire. lasse d'attendre des ombres, des promesses. l'aversion de l'hystérie me gagne, je ne redoute que le silence qui te remplace. la vie me semble fade, sans saveur ni allégresse. mes charmes & mes vertues sont refoulées au rang de minauderies. mes sourires si rares s'envolent en même temps que mon regard vers le ciel. j'aurais aimé te dire des choses mais j'ai aucune idée de comment. la langue française contient bien des mots mais aucun n'est capable de défnir le véritable sentiment qui anime mes doigts, mon esprit et mon coeur.non aucun mot, pas faute d'avoir cherché. une chaleur inquiétante régne dans la piéce,la lumière tamisée les vêtements partout par terre, quel beau bordel. A tout les sens du terme. j'aurais aimé trouvé le courage de tout ranger, le même courage que j'ai trouvé lorsqu'il a fallut affronter le manque, les crises, l'envie qui te tiraille dans tout les sens qui te nargue du matin au soir. sans retrait. comme si tu devais rendre la monnaie, pour avoir tant sourit sans raisons, éviter les pardons. trois jours de vides. sans toi. sous la douche le maquillage a coulé, ça m'a fait rire, j'étais minable le jet d'eau sur le visage, comme si j'essayais de me laver de toi alors que tu es inscrusté dans chaque pore de ma peau depuis longtemps déjà. ton visage est celui de l'éternité, le mien, juste celui que tu dois trouver.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 19:18

Modifié le mercredi 20 mai 2009 19:57

plus d'internet

plus d'internet
pour la première fois, je vous demande des commentaires...
Durant mon absence de deux semaines.

Je vais bien comme on va sans lui. Ca veut dire pas loin.
Je lis vos commentaires, ils sont trés peus mais trés beaux.

# Posté le vendredi 08 mai 2009 17:18

Modifié le lundi 18 mai 2009 17:09

HYSTERIA

HYSTERIA
Et là...Elle devint hystérique. Ses gestes devinrent décousus et elle se jeta sur le mur. Evidemment le mur gagna et la jeune fille tomba à terre en pleure, la rage au ventre, des fourmis dans la tête. Elle se releva, confiante, recula puis se jeta une nouvelle fois contre le mur. Elle savait que si elle avait l'esprit clair elle souffrirait. Hors aucuns hématomes, aucuns bleus, aucune griffure, aucune tumeur ne pouvait être plus douloureuse que l'hémorragie d'émotions dont elle était victime.

Nouveau choc, elle tomba à terre encore une fois, le contact de son visage sur le carrelage froid commença à la réveiller. Elle le voulait maintenant. Elle se releva, frappa le mur sans relâche comme si il eût été lui, sa peau brimée, usée, torturée était égratignée à certains endroits. La jeune fille se laissa une dernière fois tombée sur le sol, sans même s'heurter une nouvelle fois au mur. Elle se passa les mains sur le visage, rattrapant ses larmes puis les porta à sa bouche. Elle ne voulait pas en gâcher, les heures, les jours, les années à venir nécessitait des réserves importantes.

« Tuez moi doucement. » murmura t-elle à bout de souffle.

i think i loose control

# Posté le jeudi 30 avril 2009 16:53